Vous êtes des gros malades !

Salut ! Moi je m’appelle Jean-Pierre. Je suis content que tu prennes quelques minutes pour écouter mon histoire.

Si dans ma jeunesse on m’avait dit qu’un jour je serais chrétien, j’aurais dit : “T’es malade mon ami, faut vite te faire soigner !“

Mais aujourd’hui, toi qui m’écoutes, tu pourrais penser que c’est moi le malade.

Je vais te dire qu’avant, oui, j’étais un malade, malade de ne pas me poser des questions sur la vie, malade de faire comme si j’étais éternel et que rien ne pouvait m’arriver, malade de croire que j’étais invincible.

Malade de faire la fête en prenant des risques complètement fous où j’aurais pu mourir je ne sais combien de fois. Malade de conduire en état d’ivresse ou après avoir fumé des pétards.

Dans un sens, toi tu peux penser que je suis complètement malade, mais je ne suis pas malade comme tu l’entends.

Tu vois, ce qui est extraordinaire dans l’histoire de ma vie, c’est que ma vie a été radicalement transformée par le message de la Bible, une transformation tellement radicale, que ma femme ne me reconnaissait pas, c’est comme si elle était mariée avec un autre homme.

Tu vois, en fait, c’était moi et c’était plus moi. L’expérience que j’avais faite avait complètement changé ma personne. Pour moi avait commencé une nouvelle vie, et pour ma femme aussi d’ailleurs.

Mais t’inquiète, mon ami, je comprends parfaitement que tu puisses penser que c’est du délire, ou que j’ai fumé la moquette, parce que pour moi aussi je vivais loin de Dieu, loin du message de la Bible et tout le « bataclan » et tous ces trucs religieux, ça ne m’intéressait pas du tout.

Je ne cherchais rien, même si, je dois l’avouer, je me posais parfois des questions sur le sens de la vie, sur le but de ma propre vie, tu vois les trucs comme ça.

Mais bon, en fait, je crois que j’ai toujours évité de me poser trop de questions ou de trop réfléchir, j’avais un peu l’impression de me trouver devant un grand vide et ça me donnait le vertige. Enfin tu vois ce que veux dire.

Je crois que la vérité c’est que ça me faisait peut-être un peu flipper et je crois que je préférais ne pas y penser.

Faut dire aussi que le peu de religion que j’avais appris dans mon enfance, les histoires de curé, et tout ça, ça m’avait plutôt vacciné contre tout ce qui touche à Dieu, le paradis et l’enfer.

Tu vois, moi au départ je suis né dans une famille où Dieu n’avait pas vraiment de place, mon enfance et mon adolescence n’ont pas été très faciles.

En tout cas je les ai mal vécues.

Je n’avais pas spécialement bon caractère à cette époque et mes parents ne savaient pas trop quoi faire avec moi.

A l’âge de 18 ans je suis parti à l’armée et c’est comme ça que je me suis retrouvé à vivre pendant 18 mois en Afrique, plus exactement à Djibouti.

Évidemment 18 mois de vie de soldat dans un camp, ce n’était pas évident et là j’ai commencé une vie pas toujours glorieuse. J’ai commencé à sortir régulièrement avec les copains, et j’ai enchaîné les fêtes, la boisson, la bagarre, les filles de bar et les ennuis qui vont avec.

Quand je suis revenu en France, j’ai continué cette vie. Et j’ai rencontré ma future femme qui, malgré la vie que je menais, est restée avec moi. (La pauvre !)

Puis un jour est arrivé un événement qui va changer ma vie, c’est la mort d’un jeune de 14 ans que je connaissais bien qui se tue en mobylette et là je ne comprends pas pourquoi le grand patron, là-haut, s’il existe, permet ça. Je me suis dit que s’il y a vraiment un Dieu ça ne peut-être que le diable.

Et puis, un peu après l’enterrement, je rends visite à ses parents, je trouve qu’ils ne sont pas si tristes que ça pour des gens qui viennent d’enterrer leur fils.

Ils me donnent un livre qui raconte l’expérience qu’ont vécue des personnes qui sont mortes cliniquement pendant une ou deux minutes et qui sont revenues à la vie.

Après avoir lu ce livre, je suis convaincu de l’existence de Dieu et même convaincu qu’il est bon, même si je ne comprends pas la mort du jeune.

C’est assez difficile de dire ce qui se passait en moi pendant ces moment là.

Dans le même temps, un ami m’invite à participer à des réunions de partage autour de la Bible, mais comme je suis méfiant, j’hésite à y aller, et je lui dis “Le jour où tu m’offriras une Bible, je viendrai à tes réunions.”

J’ai dit cela car j’étais persuadé que la Bible était un livre qui coûtait cher et qu’il n’allait pas en trouver si facilement que ça.

Mais, pas de bol pour moi dans un sens, puisqu’un jour il débarque chez moi avec une Bible.

Pour respecter ma parole, je vais donc à ma première réunion où je n’ai rien compris, sauf qu’il va se passer un petit événement qui va m’interpeller.

La réunion était finie et là, je vois le gars qui avait animé la réunion qui fait la bise à tout le monde pour dire au revoir, et le problème, c’est qu’il faisait la bise aux hommes aussi.

Là, je me dis que s’il essaie de me faire la bise, je lui colle une pêche en lui disant : “Tu ne fais pas ça avec moi !”

Et quand il arrive près de moi, il me tend la main. Et là, j’ai vraiment eu le sentiment que Dieu l’avait protégé.

Quelques semaines après ça, mon copain qui m’avait invité aux études biblique déboule chez moi et me dit une phrase qui va me marquer :

“Jean-Pierre, j’ai donné ma vie à Jésus, il a pardonné mes péchés et il va maintenant conduire ma vie.” Et hop ! il s’en va aussi vite qu’il était arrivé. Alors j’ai vraiment pensé qu’il était malade, mais alors à fond.

Puis je me rends à une autre réunion et là le gars qui anime l’étude dit : “J’aimerais encore expliquer pourquoi Jésus est venu.” Et pendant ses explications, j’ai vraiment compris le message de l’évangile, et là, moi aussi j’ai confié ma vie à Jésus.

Je peux te dire que quand je suis ressorti de cette réunion, j’étais complètement transformé. Une autre vie a vraiment commencé pour moi.

Aujourd’hui, Dieu peut aussi complètement transformer ta vie.

Jean-Pierre Magréault