Pourquoi je suis chrétien ? (7 vidéos en cours de réalisation)

— Youtubeur & expert en spiritualité

PARTIE 1

Voici une première raison : je suis chrétien parce que je suis né dans une famille où la foi était vivante et forte.

Bien sûr, il y a d’autres raisons pour lesquelles je suis chrétien que je développerai dans d’autres vidéos. Mais cet argument – de naître dans une famille chrétienne – est à double tranchant. On pourrait se dire : « Ben oui, c’est logique : tu es chrétien parce que tu as été influencé, on t’a bourré le crâne, et donc, maintenant, tu es croyant. » Mais on peut aussi voir cet argument dans un autre sens en se disant que j’ai connu le christianisme pendant des années, que j’ai pu le voir de l’intérieur. Et même s’il reste encore quelques questions, j’ai pu voir que c’est quelque chose qui tient la route et sur la durée.

J’ai eu la chance de connaître le christianisme de l’intérieur. Et je pense que si j’avais seulement connu le christianisme de l’extérieur – par ce qu’on entend à l’école ou dans la société – cela ne m’aurait pas donné beaucoup envie d’en savoir plus. En effet, je pense que j’aurais pensé que c’est un mythe pour diriger les peuples, ou, sans doute, je n’aurais retenu que le côté sombre de l’histoire chrétienne. Et donc, le fait de naître dans une famille chrétienne m’a beaucoup influencé dans mon choix personnel et je soulèverai trois pistes.

  • Premièrement, ça m’a donné accès à d’autres informations. Si je n’étais pas né dans une famille chrétienne, je n’aurais pas été sensibilisé au fait que, parmi les plus grands esprits de notre histoire, eh bien, il y avait des chrétiens. J’aurais sans doute pensé que le christianisme, ce n’était que pour les idiots, je n’aurais pas su que Newton, Kepler, Galilée, Maxwell – et bien d’autres scientifiques encore – étaient de véritables croyants. Je n’aurais pas non plus su que d’éminents philosophes étaient des chrétiens. Je pense à Descartes, à Pascal, à Kierkegaard, à Abraham Kuyper, par exemple. Je n’aurais sans doute pas non plus entendu le récit de personnes qui se sont converties au christianisme alors qu’elles cherchaient à prouver que le christianisme était faux. Je pense à Frank Morrison, Josh McDowell, Lee Strobel, Lew Wallace, Sir William Ramsay et encore d’autres personnes parmi mes amis que je connais bien. Si je n’étais pas né dans une famille chrétienne, je n’aurais sans doute pas été orienté vers d’excellents livres qui présentent de bonnes raisons de croire en Dieu et en la foi chrétienne. Je vous mets dans la description quelques-uns de ces ouvrages.
  • Deuxième chose : le fait de naître dans une famille chrétienne m’a facilité l’accès au message biblique. En effet, depuis petit, j’ai pu découvrir la Bible, j’ai pu étudier la Bible pendant plusieurs heures, j’ai pu discuter avec des gens, poser des questions. Et je n’aurais sans doute pas fait tout cela si je n’étais pas né dans une famille chrétienne. Ainsi, j’ai pu découvrir la beauté, la profondeur et la cohérence de tout le message de la Bible. J’ai pu prendre conscience du mal dans le monde, mais aussi du mal en moi, le besoin d’être pardonné et le moyen surprenant et merveilleux que Dieu a choisi pour nous réconcilier avec lui. Suite à cette présentation de l’Évangile – c’est-à-dire au merveilleux message de la possibilité d’être réconcilié avec Dieu par la foi dans le sacrifice de Jésus-Christ – eh bien, j’ai pu faire un choix personnel, réfléchi, éclairé, et ensuite m’engager à suivre les paroles du Christ. Et tout ceci m’a permis d’expérimenter l’Évangile.
  • Et j’en arrive à mon troisième point : naître dans une famille chrétienne m’a permis de voir les effets de l’Évangile dans la vie ; dans ma propre vie, dans la vie de ma famille et dans la vie des gens autour de moi. Dans ma propre vie, d’abord, j’ai été à plusieurs reprises saisi profondément dans mes émotions par l’amour de Dieu. J’ai pu voir son action surnaturelle à différents moments et j’ai pu voir aussi son œuvre de transformation de mon caractère. J’apprends maintenant à lui faire confiance, à ne pas m’inquiéter parce que je sais qu’il gère toute chose et à recevoir sa paix et sa joie. Dans ma famille, j’ai pu voir les effets de l’Évangile dans le pardon qu’on a pu s’accorder les uns aux autres, dans le fait d’exercer la grâce les uns envers les autres. Et autour de moi, j’ai pu entendre des dizaines et des dizaines de témoignages de vies transformées par Dieu, de personnes qui ont abandonné la drogue du jour au lendemain, des gens qui sont sortis d’addictions, des gens qui ont retrouvé un goût de la vie, un sens à la vie grâce à l’Évangile de Jésus-Christ.

J’ai donc pu voir les effets de la grâce de Dieu dans les vies et je veux continuer à le voir encore et encore ; et c’est aussi une des raisons pour lesquelles je suis chrétien. Alors, je ne sais pas si tu es croyant ou pas, mais j’aimerais te poser la question : quel est le rôle qu’a joué ta famille dans ta position ? Est-ce que tu as accepté ou rejeté le christianisme en ayant une vue éclairée du christianisme ?

As-tu déjà creusé le christianisme au-delà de ces préjugés ?

Laisse un commentaire ou n’hésite pas à me contacter en message privé pour discuter davantage sur ce sujet.

En tout cas, à très bientôt pour de nouvelles vidéos qui expliquent pourquoi je suis chrétien.

PARTIE 2

Bienvenue sur cette nouvelle vidéo sur le thème « Pourquoi je suis chrétien ». Et j’aborde la deuxième raison : c’est parce que je fais confiance à la Bible.

La Bible est le bestseller de l’humanité avec 3,9 milliards d’impressions, bien loin devant le petit livre rouge de Mao qui compte 900 millions de tirages et bien loin devant le catalogue Ikea, avec 220 millions de tirages.

La Bible a beaucoup été attaquée, et à tel point, que certains pourraient même dire que la Bible n’est pas Parole d’Évangile. Moi, je fais confiance à la Bible pour plusieurs raisons ; l’une des raisons, c’est que je pense qu’elle est fiable. Alors, pour déterminer que la Bible est fiable, il faut  d’abord dire qu’elle a été transmise correctement, c’est-à-dire que les textes que nous avons aujourd’hui sont semblables aux textes qui ont été écrits à l’origine. Et en même temps, il faut s’assurer que ce qui a été dit à la base correspond à la réalité.

Alors, d’abord pour la bonne transmission : pour l’Ancien Testament, la première partie de la Bible, le plus ancien manuscrit complet en Hébreux est le Codex d’Alep qui date du Xème siècle après J.-C., donc, c’est très récent. Mais nous avons d’autres versions en hébreux plus anciennes que celle-ci qui ne contiennent pas l’ensemble de l’Ancien Testament. Et surtout, nous avons des versions dans d’autres langues, notamment la fameuse traduction en grec – La septante – qui sont beaucoup plus anciennes. Un fait intéressant, c’est qu’en 1947, nous avons découvert les fameux Manuscrits de la mer Morte qui contiennent des écrits qui datent entre le IIIème siècle avant J.-C. et le Ier siècle après J.-C. et qui contiennent, donc, certains passages bibliques. Avec la découverte de ces manuscrits, nous avons fait un bond de 1000 ans en arrière par rapport au Codex d’Alep et nous avons pu remarquer que les écrits, donc, de la mer Morte et les écrits du Codex d’Alep sont assez semblables, et donc, nous pouvons savoir que pendant 1000 ans, le texte a été traduit avec une bonne fiabilité. 

Pour le Nouveau Testament, plusieurs éléments nous permettent de conclure à une très bonne transmission. 

  1. D’abord, notons que les délais entre la rédaction des originaux et les faits sont très courts, puisque le Nouveau Testament a été écrit de l’an 45 à l’an 100 après J.-C. pour parler des faits qui se sont passés autour de l’an 30. 
  2. Deuxième chose que l’on peut noter, c’est que le délai entre les originaux que nous n’avons pas encore du Nouveau Testament et les premières copies retrouvées n’est pas très éloigné. Il s’agit de 30 à 300 ans. Alors, vous allez peut-être me dire : « Mais 300 ans, c’est beaucoup ! » Mais pour l’antiquité, ce n’est pas beaucoup du tout. Par exemple, pour la Guerre des Gaules de Jules César, il y a un écart de 1000 ans entre l’original et la première copie retrouvée. 
  3. Et finalement, nous pouvons considérer le nombre de manuscrits à notre disposition. Pour le Nouveau Testament, c’est absolument phénoménal. Il y a plus de 5000 manuscrits en grec, complets ou seulement partiels, et, encore à cela, nous pouvons ajouter plusieurs milliers de manuscrits qui sont des traductions de l’Ancien Testament en syriaque, en copte ou en latin. Ceci nous permet donc d’avoir beaucoup de ressources pour trouver quel était le texte à l’origine. À titre de comparaison, nous n’avons que 10 manuscrits de la Guerre des Gaules ou même qu’un seul manuscrit des Annales de Tacite et qui date du IXème siècle. Tout cela nous laisse conclure que le Nouveau Testament est le document le plus sourcé de l’Antiquité. 

Si nous rejetons le Nouveau Testament, nous devons rejeter tous les livres de l’Antiquité. Alors, bien entendu, parmi ces milliers de manuscrits, il y a des variantes, il y a des passages qui ne sont pas exactement les mêmes d’un manuscrit à un autre. Certains comptent qu’il y a environ 150 000 variantes, certains avancent même le nombre de 250 000 dans ces textes. Ces variantes sont aussi appelées « Leçons ». Alors, ce qu’il faut déjà savoir, c’est que 98% du texte du Nouveau Testament est absent de variantes. 

Ensuite, pour beaucoup de ces variantes, il s’agit de quelques détails, par exemple : l’absence ou la présence de l’article, le changement du temps du verbe, il manque un mot ou il y a un mot de plus… Mais pour certains passages, les changements sont quand même plus significatifs : il peut s’agir de la suppression d’un bout de verset, de l’ajout ou du retrait de plusieurs versets, voire peut-être même le déplacement d’un texte d’un endroit à l’autre. 

Alors, pour établir un texte vraiment fiable, il faut faire ce que l’on appelle « la critique textuelle ». La critique textuelle, c’est ce travail qui permet de comparer les différents manuscrits pour aboutir à une version la plus proche possible de l’originale. 

Dans la critique textuelle, il y a ce qu’on appelle « la critique externe » : il s’agit de découvrir quel manuscrit étaye quelle version du texte. Et donc, là, il s’agira aussi, pas seulement de regarder le nombre de manuscrits qui étaye telle leçon, mais plutôt la qualité des manuscrits qui étaye telle leçon. 

Et puis, il y a aussi la critique qu’on appelle « interne » et il s’agit de voir au sein même du texte les éléments qui permettent de voir quelle variante est la plus fiable. Souvent, on utilise par exemple la règle de la lecture la plus difficile, parce qu’on imagine qu’un copiste aurait plus facilement modifié le texte pour le simplifier que pour le compliquer. Mais cette règle, bien sûr, ne s’applique pas dans tous les cas, et c’est seulement l’exemple d’une seule des règles appliquées dans la critique textuelle. Alors, la critique textuelle permet d’obtenir des versions du Nouveau Testament telle que celle-ci, avec le texte, mais aussi pleins de notes de bas de page pour indiquer lorsque les différents manuscrits diffèrent. Et ce qui est intéressant, c’est que le choix du texte est noté a, b, c ou d en fonction, donc, de la probabilité d’être le plus juste. Et pour chaque variante, les noms des différents manuscrits qui étayent cette thèse sont cités. 

Donc, c’est un travail vraiment énorme que l’on peut se procurer pour simplement une petite dizaine d’euros sur internet. Il y a même un site qui permet d’obtenir ça gratuitement ; je vous le mets en description. D’ailleurs, en description, je vous mets aussi un lien vers un grand nombre de manuscrits du Nouveau Testament qui ont simplement été numérisés et qui sont maintenant visibles par tous. 

Alors, parfois, on dit que la Bible a été trafiquée. Eh bien, lorsqu’on regarde le nombre de manuscrits qui existent, leurs différentes langues et leur répartition dans l’ensemble du bassin méditerranéen, on se rend compte qu’il aurait été impossible pour une personne ou même pour un groupe de personnes de collecter l’ensemble de ces manuscrits pour les modifier. Et en plus, l’exercice de la critique textuelle aurait permis, donc, de détecter ces changements tout de suite. Alors, à l’aide de cette critique textuelle, nous pouvons dire qu’aujourd’hui, nous avons un Nouveau Testament très, très proche de celui qu’il était à l’origine. D’ailleurs, fait paradoxal, nous pouvons même penser qu’aujourd’hui, nous avons un Nouveau Testament plus fiable que les chrétiens qui nous ont précédés pendant les 1900 dernières années, puisqu’au XIXème siècle et au XXème siècle, nous avons retrouvé des manuscrits précieux qui nous permettent donc d’affiner encore notre critique textuelle.

Alors, vous allez peut-être me dire : « Oui, la Bible a été transmise avec fidélité mais cela ne veut pas dire qu’elle raconte la vérité. Peut-être que c’est un mensonge qui a été fidèlement transmis jusqu’à aujourd’hui.» Alors, j’aimerais maintenant donner quelques arguments qui montrent que la Bible a beaucoup de chance d’être vraie. 

Premier argument, c’est la cohérence interne. La Bible a été écrite sur 16 siècles par 45 auteurs différents : un médecin, des bergers, des agriculteurs, des rois, des prophètes, etc. Et elle a été écrite dans différents lieux : en Israël, bien sûr, mais aussi à Babylone, en Grèce, à Rome… Et nous pouvons constater, malgré une divergence de lieux, une différence d’auteurs, une différence d’époques, qu’il y a vraiment une cohérence interne.

Deuxième argument que je soulignerais, c’est l’honnêteté avec laquelle la Bible parle de sujets difficiles. Elle n’a pas cherché à enlever les difficultés pour en faire un beau récit. Une des difficultés, c’est, par exemple, la présence d’un Dieu tout-puissant, totalement bon, et pourtant, l’existence du mal, et même du mal subi par quelqu’un de juste. La Bible parle de ces sujets avec une grande profondeur et encourage à la confiance, elle ne cherche pas à escamoter ces difficultés. Nous pourrions aussi en relever le style biblique. Le style biblique n’a rien à voir avec les mythologies. La Bible contient des généalogies, des dates, des noms de lieu, des noms de personnes qui montrent que le récit s’inscrit vraiment dans une réalité. On pourrait aussi parler de la confirmation de certains récits bibliques par des historiens même non-croyants, par exemple : 

  • La défaite de l’empereur assyrien Sennachérib, rapportée en Ésaïe 36-37, est corroborée par l’historien grec Hérodote
  • La crucifixion de Jésus-Christ est attestée par l’historien Tacite
  • La mise à mort de Jean Baptiste, par l’historien Flavius Joseph
  • Etc. Etc. 

Certains faits sont également confirmés par l’archéologie, par exemple : la stèle du pharaon Mineptah, retrouvée à Karnak au XIXème siècle, fait mention d’une peuplade nommée Israël qui a vécu en Canaan. 

Concernant les Évangiles, on peut remarquer qu’ils contiennent des éléments qui ne relèvent pas d’un récit inventé. On peut parler, par exemple, de la faiblesse des disciples, du reniement de Pierre… Si les disciples étaient les inventeurs d’un tel récit, ils n’auraient sans doute pas mis ces détails plutôt gênants, plutôt humiliants. Les Apôtres, qui ont écrit le Nouveau Testament, n’avaient aucun intérêt à mentir, d’une part parce que leur message était impopulaire, et d’autre part, parce qu’ils risquaient leur vie pour la propagation de ce message. 

J’aime bien le philosophe français Blaise Pascal qui dit : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. » Cela ne veut pas dire que toute personne qui meurt défend une cause qui est vraie, mais on peut raisonnablement penser que personne ne se laisserait mettre à mort pour une histoire qu’il sait être fausse. Or, là, il s’agit des inventeurs de l’Histoire donc, ils savaient très bien si cette histoire était vraie ou fausse. Ce n’est pas quelqu’un qui leur a bourré le crâne, qu’ils ont cru naïvement quelqu’un d’autre, non, ils sont les témoins. Et s’ils ont été prêts à défendre ce message jusqu’à la mort, c’est parce qu’ils étaient persuadés que ce message était vrai, et ils en sont donc les premières sources, de ce message. Et surtout, comme les documents du Nouveau Testament ont circulé très rapidement après les faits, il existait encore des personnes vivantes qui auraient pu contester les faits si ceux-ci étaient faux. 

La Bible donne plusieurs listes de personnes qui ont été témoins des faits et il était tout à fait possible, pour ces personnes, soit de contester en disant : « Non, ce n’est pas vrai, je n’ai pas vu ça », soit, pour d’autres personnes un peu sceptiques, d’aller voir ces personnes et leur demander : « Est-ce que ceci s’est réellement passé ? »

Alors, pour toutes ces raisons, et d’autres encore, je pense que la Bible est fiable.

Mais pourquoi je fais aussi confiance à la Bible ?

Je fais confiance à la Bible parce que je suis aussi émerveillé de voir le phénomène des prophéties, c’est-à-dire que certains événements annoncés 400 ans, 700 ans à l’avance, qui concernent la vie de Jésus-Christ, par exemple, ont trouvé leur accomplissement. Et je fais confiance aussi à la Bible parce que quand je la lis, il y a quelque chose d’expérimental qui relève de la vérité, je suis persuadé par ce message, ce message me touche, ce message m’encourage, et ce message m’apparaît comme étant vraiment quelque chose qui tient la route. 

Alors, ceci est assez subjectif mais ce n’est pas que ma propre expérience. Je soulignerais même cette anecdote assez intéressante : Fabrice Hadjadj, qui se définissait lui-même comme Juif communiste et athée, s’est mis à lire la Bible dans le but de la détruire, et finalement, par la lecture de ce livre, eh bien, il est devenu chrétien.

Vous savez, la Bible, c’est souvent le livre qu’on accuse, qu’on critique sans l’avoir jamais lue. Eh bien, moi, je vous propose de commencer une lecture de la Bible, d’essayer de voir par vous-même ce qu’elle a à vous dire et si cela vous semble être la vérité.

En tout cas, n’hésitez pas à réagir à cette vidéo, à poser aussi vos questions. Vous pouvez aussi me contacter personnellement à l’aide du bouton « contact » dans le bandeau de ma chaîne. Voilà, à très bientôt, au revoir.

PARTIE 3

Bienvenue dans cette troisième vidéo sur le thème « Pourquoi je suis chrétien ? », et dans cette vidéo, j’aimerais parler de l’existence de Dieu.

Je suis chrétien parce que je crois que Dieu existe. Alors, le thème de l’existence de Dieu est un vaste thème. J’aborderais sans doute ce thème dans d’autre vidéos encore, mais déjà, pour le moment, j’aimerais présenter quelques arguments, quelques bonnes raisons de croire que Dieu existe. Alors, les arguments que je vais avancer ne sont pas des preuves au sens stricte du mot « preuve ». D’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : très peu de domaines de notre existence sont régis par des preuves de type scientifique. Si je pense à l’économie, à la politique, à l’éducation etc., il n’y a pas de preuves dans ces domaines-là au sens fort du mot « preuve ». Je referme la parenthèse. En tout cas, j’aimerais vous présenter qu’il y a de bonnes raisons de croire que Dieu existe, et l’effet cumulatif, aussi, de ces différentes raisons donne son poids et a son importance dans le processus de conviction.

  1. Alors, la première raison que j’aimerais invoquer, c’est la présence de rationalité dans l’univers. Nous sommes tellement habitués à cela que nous ne remarquons pas que cela est quelque chose de tout à fait extraordinaire. En effet, le monde que nous connaissons est régi par des lois. Ce sont des lois logiques qui s’écrivent en langage mathématique, le langage le plus rationnel qui soit. Ces lois, nous sommes aussi capables de les comprendre, elles sont belles, elles sont assez simples, et cela est tout à fait intéressant à noter. Et pour moi, cela est un panneau indicateur que notre univers a été créé par quelqu’un de logique, de rationnel. La présence même de la logique dans l’univers est un panneau indicateur qu’il existe un être logique qui a mis en place cet univers. J’aime beaucoup cette citation d’Albert Einstein qui dit : « Ce qui est incompréhensible, c’est que l’univers soit compréhensible ». J’aime également cette citation du professeur John Lennox, professeur de mathématiques à l’Université d’Oxford et de Cambridge qui, maintenant, est retraité, qui dit ceci : « La science est possible parce qu’il y a de l’ordre dans l’univers. Et à mon avis, cet ordre trouve son origine dans un Dieu d’ordre. Intellectuellement, je ne peux pas croire à une rationalité qui proviendrait de l’irrationnel ». Ainsi, le fait que notre univers soit baigné de logique, baigné de rationalité est pour moi un panneau indicateur qu’il a été créé par un être rationnel.
  2. Le deuxième argument que j’aimerais soulever est celui de l’origine de l’univers. On pourrait dire ceci : tout ce qui commence à exister a une cause, l’univers a commencé à exister, donc, l’univers a une cause. Alors, bien sûr, cet argument, comme tous les autres que je vais exposer a aussi trouvé des contre-arguments. Par exemple, on a minimisé le fait que l’univers ait une origine. La découverte du rayonnement fossile en 1964, qui est cette onde de chaleur qui a été répandue à la création de l’univers, est un argument très fort en faveur, donc, de l’origine de l’univers. Et puis, il y a aussi, ben, finalement, les équations de la relativité d’Einstein, qui ont permis de conclure que l’univers est à la fois en expansion et en décélération ; et donc, si on remonte en arrière, eh bien, nous arrivons à une singularité, un point d’où tout est parti ; donc, quand je dis tout, c’est l’énergie, le temps, l’espace et la matière. Certains objecteront que nous ne pouvons pas remonter au-delà du mur de planck, c’est-à-dire 10-43s, et que finalement, au-delà du mur de planck, la matière était tellement condensée que l’on n’arrive pas à mettre ensemble toutes les théories scientifiques, à la fois la physique quantique, la relativité générale, mais aussi la physique newtonienne, la gravité ; et que, du coup, même la notion de temps perd sa valeur au-delà de 10-43s. Et ceci est une excellente remarque, mais nous pouvons quand-même penser que l’univers a une origine ; la plupart des livres scientifiques disent bien que l’univers a 13,7 milliards d’années, donc, c’est qu’avant cela, eh bien, l’univers n’existait pas. Et pour moi, cela pointe très fortement en faveur de l’existence d’un créateur.
  3. Nous pourrions parler aussi de l’organisation très précise de l’univers. L’univers que nous connaissons dépend de constantes physiques mais également des conditions initiales lors de sa création, qui doivent être réglés d’une manière extrêmement précise. Pour le moment, nous ne savons pas pourquoi ces constantes ou ces conditions initiales ont telle valeur plutôt qu’une autre, mais si on les changeait, ne serait-ce que d’une petite virgule, eh bien, l’univers que nous connaissons serait impossible, la vie humaine serait totalement impossible. A titre d’exemple, la densité au moment initial de l’univers doit être réglée avec une précision de l’ordre de 10-60. C’est absolument stupéfiant ! L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan dit que c’est la précision qu’il faudrait pour un archer pour planter une flèche dans un carré de 1 cm de côté situé au fin fond de l’univers, c’est-à-dire à 14 milliards d’années lumières. Alors, cette organisation de l’univers, vraiment, nous ébloui, on a l’impression qu’il y a une intelligence derrière qui a mis tout cela en place. Je parle de l’organisation, je pourrais aussi, dans ce même thème, parler de la beauté de l’univers. Les choses sont harmonieuses, les couchers de soleil nous coupent le souffle, nous voyons aussi dans l’infiniment petit une extrême régularité et des symétries, c’est vraiment quelque chose de très joli.
  4. Quatrième argument, c’est celui de l’expérience humaine. Nous pouvons constater que depuis la nuit des temps, l’ensemble de l’humanité a toujours eu une quête spirituelle. Alors, cet argument est souvent contesté, on dit qu’il n’est pas forcément très fort parce que ce n’est pas parce que la majorité des personnes croient, par exemple, que Dieu existe, qu’ils ont forcément raison. Effectivement, ce n’est pas la majorité qui détermine la vérité. En revanche, il est quand-même intéressant de constater que lorsque l’on a faim, il existe la nourriture, lorsqu’on a soif, il existe la boisson etc. Beaucoup de nos désirs trouvent dans le monde qui nous entoure, eh bien, des moyens d’être satisfaits. Et nous constatons qu’il y a une quête spirituelle dans le cœur de l’Homme, et ce serait curieux que, juste pour ce domaine-là, il n’existe rien pour, quelque part, assouvir cette soif spirituelle. On pourrait aussi ranger dans ces arguments de l’expérience humaine, l’ensemble des témoignages, les milliers de témoignages de personnes qui disent avoir rencontré Dieu, avoir vécu quelque chose de surnaturel. D’ailleurs, que ce soit Dieu ou, des fois, c’est aussi l’expérience de forces spirituelles mauvaises. Et je connais plusieurs personnes qui, confrontées aux forces spirituelles mauvaises, se sont, au contraire, tournées vers Dieu pour recevoir de Lui la protection. Plusieurs personnes affirment avoir rencontré Dieu. Et cela me fait penser, par exemple, au philosophe qui est aussi docteur et dramaturge Éric Emmanuel Schmitt, qui raconte dans son livre « Nuit de feu », qu’il est parti athée, convaincu dans le désert du Hoggar, et que, au retour de son voyage, il était croyant, il avait rencontré Dieu. Je vous laisse découvrir ce livre vraiment très intéressant.
  5. Et pour finir ce petit tour d’horizon, même si on pourrait aller beaucoup plus loin dans chacun de ces arguments et aussi en développer d’autres, nous pourrions dire qu’il y a aussi le sens moral de l’Homme, l’argument moral. L’argument moral dit ceci : « Il existe en chacun de nous une loi morale ». C’est ce qui nous fait dire que : « Ce n’est pas juste ! », par exemple. Or, cette loi morale est extérieure aux choses parce qu’elle ne fait pas seulement décrire comment sont les choses, mais comment devraient être es choses. Et la meilleure explication pour la présence de ces lois morales en nous, c’est qu’il existe un législateur moral qui a mis cela en nous.

Alors, il existe d’autres raisons qui ont été avancées pour justifier notre sens moral mais, à mon avis, elles sont insatisfaisantes. Par exemple, on a dit, ben, il suffit qu’il y ait consensus pour dire que quelque chose est bien ou quelque chose est mal. Mais le problème, c’est qu’à une époque, par exemple, l’esclavage était communément admis. Était-ce pour autant bon ? Non ! Ce n’était pas bon. Avec le recul, maintenant, nous pouvons le dire. Nous voyons donc dire que le consensus ne suffit pas à déterminer le sens moral.

Certains disent alors que nous avons un sens moral qui s’est développé de manière évolutionniste et, finalement, nous gardons les valeurs qui favorisent au mieux le développement de l’humanité. Mais là encore, c’est très fragile, et j’ai même peur que ce fondement de la morale nous amène à des catastrophes. Par exemple, quelqu’un qui ne pourrait pas avoir d’enfant, faudrait-il l’abandonner pour fonder une famille avec quelqu’un d’autre ? Nous voyons que même ce qui favorise le développement de l’humanité n’est pas forcément bon en soi.

Et puis, même, nous pourrions nous poser la question : pourquoi est-ce bon que l’humanité prospère ? N’est-ce pas maintenant le temps de laisser à une autre espèce, peut-être, de dominer la Terre ? Pour moi, la meilleure explication au sens moral, le fait que l’on soit révoltés contre l’injustice de manière innée, est qu’il y a un législateur moral qui a mis cela en nous. Alors, pour conclure, oui, peut-être que Dieu existe, mais qu’est-ce que ça change ? Eh bien, j’ai envie de dire que ça rajoute une dimension à la vie. C’est comme si nous vivions en 5 dimensions. Il y a donc la longueur, la hauteur, la profondeur, le temps, mais également cette dimension spirituelle, ce qui nous permet d’avoir un autre regard sur l’existence. Alors, cette dimension spirituelle ne rend pas forcément la vie plus facile, mais elle la rend plus joyeuse, plus paisible et pleine d’espérance.

Vous allez peut-être me dire : « Bon, d’accord, il y a de bonnes raisons de croire en Dieu, mais pourquoi, alors, être chrétien et pas musulman, juif ou encore autre chose ? », eh bien, cela sera le sujet de ma prochaine vidéo. Je vous mets aussi dans la description quelques liens vers des vidéos d’un copain qui a développé plusieurs arguments en faveur de l’existence de Dieu. N’hésitez pas à faire un tour sur la chaîne Kurious. A suivre.

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