La religion est-elle source d’intolérance et de conflits ? Lorsque l’on regarde l’histoire et notre société, oui, nous sommes obligés de dire : « La religion est source d’intolérance et de conflits ». Je ne vais pas essayer de justifier l’inexcusable, mais j’aimerais apporter quelques nuances qui nous permettent de faire une lecture de l’histoire chrétienne.

– La première nuance que j’aimerais apporter c’est la distinction entre l’exclusivité et l’intolérance.

Le christianisme est exclusif dans le sens qu’il dit qu’il y a qu’un seul chemin pour aller vers Dieu : c’est Jésus-Christ. Mais cela ne veut pas dire qu’il est intolérant. Il a de forte conviction, il les défends, mais cela ne veut pas dire qu’il va jeter tout le reste à la poubelle ou qu’il va assassiner les personnes qui ont des avis contraires.

Imaginez par exemple que vous êtes militant du parti X et que vous pensez que le candidat X est le meilleur pour apporter toutes les solutions dans notre pays. Cela ne veut pas dire que dès que vous allez voir un militant du parti Y, vous allez lui sauter dessus et lui couper la gorge. Non, vous allez défendre vos idées, vous allez penser que seul le candidat du parti X est digne d’être à la tête du pays, mais cela ne va pas faire de vous des êtres violents pour autant.

– La deuxième distinction que j’aimerais apporter est : la différence entre un chrétien culturel et un chrétien authentique.

Beaucoup d’atrocités ont été faits au nom du Christ. Mais est-ce que les personnes qui l’ont fait étaient vraiment d’authentiques chrétiens ? Alors, vous allez peut-être me dire : « oui, mais c’est facile de faire cette distinction après coup ». Mais en réalité, cette distinction existe dès le début. En effet, Jésus Lui-même a dit : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : « Seigneur ! Seigneur ! » Qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là (Il parle du jour du jugement) : « Seigneur, Seigneur n’est-ce pas par ton Nom que nous avons parlé en prophète, par ton Nom que nous avons chassé des démons, par ton Nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? » Alors je leur répondrai : « Je ne vous ai jamais connus ; éloignez-vous de moi, vous qui faites le mal ! ».

– La troisième distinction que j’aimerais apporter c’est la distinction entre un chrétien authentique et un chrétien sans erreur. Quand bien même, un chrétien serait authentique, il s’engage vraiment à suivre le Christ, il n’est pas pour autant sans erreur. Et le propre du christianisme, ce n’est pas de faire des gens parfaits, c’est de rendre les gens humbles et prêts à reconnaître leurs erreurs. Et c’est ce qui a été fait, le 12 Mars 2000 : le Pape a demandé pardon pour toutes les erreurs commises au cours de l’histoire.

Pour conclure, je dirais que ceux qui commettent des atrocités au nom du Christ, ce n’est pas parce qu’ils ont pris Christ trop au sérieux, c’est parce qu’ils n’ont pas pris Christ assez au sérieux. En effet, loin d’inciter à la violence, Il demande même à ses disciples d’être prêts à souffrir. En effet, Il a dit : « Heureux pour ceux qui sont persécutés pour la justice ».

Dans la prochaine vidéo, si la religion est source d’intolérance et de conflits, nous allons nous poser la question : Que faire alors avec la religion ?

 

 

Dans cette deuxième vidéo sur le thème : La religion est-elle source d’intolérance et de conflits ?, nous allons poser la question : « Mais que faire avec la religion ? ». Si la religion est bien souvent un combustible qui alimente le feu de la haine, que faire avec elle ?

Alors, d’abord, on serait tentés de glisser vers l’athéisme.

L’athéisme donc, là, cette position qui dit qu’ « il n’y a pas de Dieu » ; donc, pas de religion. Mais le problème, c’est que l’athéisme ne résout pas les conflits. Nous pouvons voir dans les sociétés communistes, soit soviétique, soit cambodgienne, soit chinoise qui étaient basées sur des idéologies athées que cela n’a pas empêchées les nombreuses intolérances, les nombreux conflits et les nombreuses violences envers leur propre peuple.

Alors, on pourrait glisser aussi vers l’agnosticisme.

L’agnosticisme existe en deux positions. Dans sa position forte, il dit qu’« il est impossible de savoir si Dieu existe ». Mais si Dieu existe, comment peut-on être sûr qu’Il ne veut pas se révéler ? Cela dépasse un petit peu de notre compréhension. Dans sa version la plus faible, l’agnostique va dire : « je ne me prononce pas ». Mais l’existence de Dieu est la question la plus fondamentale de la vie. Si Dieu existe, alors il y a un sens, alors il y a une vie après la mort. Ça vaut le coup de faire des recherches et de conclure de manière assez convaincante à cette question. Je ne dis pas que la réponse est facile à trouver, mais je dis simplement que rester dans un flou, ne pas se prononcer, c’est finalement ne pas se prononcer sur la question la plus fondamentale de toute l’existence humaine.

Alors on pourrait aussi glisser vers le relativisme en disant : « Ben, toutes les religions ont la vérité ». Mais si toutes les religions ont la vérité, est-ce que lorsque la mort vient : l’un ressuscite, l’autre réincarne, l’autre disparaît et l’autre arrive dans un lieu de compensation de toutes ces frustrations terrestre ? Cela n’est pas cohérent.

Au final, comme le souligne le journaliste britannique John Gray : « Le problème vient du cœur de l’homme ». Il dit ceci : « La faute n’est pas à la religion, pas plus que la science n’est coupable de la prolifération des armes de destruction massive ou la médecine et la psychologie du perfectionnement des techniques de torture. La faute est dans l’intraitable animal humain ». Le cœur de l’homme en effet, est dur. Le cœur de l’homme est rempli d’intolérance, il est prêt à faire de nombreux conflits. Et pour cela, Jésus est une très bonne solution, Il est très fort pour rendre le cœur tendre, Il est très fort pour donner de l’amour.

Je citerais juste un exemple : Louis Zamperini, Américain, fait prisonnier par les Japonais pendant la seconde guerre mondiale, qui a subi de nombreuses violences. Après la guerre, il se tourne vers Jésus-Christ et il décide même de retourner au Japon pour dire à ses tortionnaires qu’il les pardonnait.

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