La religion est-elle source d’intolérance et de conflits ?

— Youtubeur & expert en spiritualité

PARTIE 1

La religion est-elle source d’intolérance et de conflits ? Lorsque l’on regarde l’Histoire et notre société, oui, nous sommes obligés de dire : « La religion est source d’intolérance et de conflits ». Je ne vais pas essayer de justifier l’inexcusable, mais j’aimerais apporter quelques nuances qui nous permettent de faire une lecture de l’histoire chrétienne.

– La première nuance que j’aimerais apporter, c’est la distinction entre l’exclusivité et l’intolérance.

Le christianisme est exclusif dans le sens qu’il dit qu’il n’y a qu’un seul chemin pour aller vers Dieu : c’est Jésus-Christ. Mais cela ne veut pas dire qu’il est intolérant. Il a de fortes convictions, il les défend, mais cela ne veut pas dire qu’il va jeter tout le reste à la poubelle ou qu’il va assassiner les personnes qui ont des avis contraires.

Imaginez, par exemple, que vous êtes militant du parti X et que vous pensez que le candidat X est le meilleur pour apporter toutes les solutions dans notre pays. Cela ne veut pas dire que dès que vous allez voir un militant du parti Y, vous allez lui sauter dessus et lui couper la gorge. Non, vous allez défendre vos idées, vous allez penser que seul le candidat du parti X est digne d’être à la tête du pays, mais cela ne va pas faire de vous des êtres violents pour autant.

– La deuxième distinction que j’aimerais apporter est : la différence entre un chrétien culturel et un chrétien authentique.

Beaucoup d’atrocités ont été faites au nom du Christ. Mais est-ce que les personnes qui l’ont fait étaient vraiment d’authentiques chrétiens ? Alors, vous allez peut-être me dire : « Oui, mais c’est facile de faire cette distinction après coup ». Mais en réalité, cette distinction existe dès le début. En effet, Jésus Lui-même a dit : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : « Seigneur ! Seigneur ! » Qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là (Il parle du jour du jugement) : « Seigneur, Seigneur n’est-ce pas par ton nom que nous avons parlé en prophète, par ton nom que nous avons chassé des démons, par ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? » Alors je leur répondrai : « Je ne vous ai jamais connus ; éloignez-vous de moi, vous qui faites le mal ! »

– La troisième distinction que j’aimerais apporter, c’est la distinction entre un chrétien authentique et un chrétien sans erreur. Quand bien même un chrétien serait authentique, il s’engage vraiment à suivre le Christ, il n’est pas pour autant sans erreur. Et le propre du christianisme, ce n’est pas de faire des gens parfaits, c’est de rendre les gens humbles et prêts à reconnaître leurs erreurs. Et c’est ce qui a été fait le 12 mars 2000 : le Pape a demandé pardon pour toutes les erreurs commises au cours de l’Histoire.

Pour conclure, je dirais que ceux qui commettent des atrocités au nom du Christ, ce n’est pas parce qu’ils ont pris Christ trop au sérieux, c’est parce qu’ils n’ont pas pris Christ assez au sérieux. En effet, loin d’inciter à la violence, Il demande même à ses disciples d’être prêts à souffrir. En effet, Il a dit : « Heureux tous ceux qui sont persécutés pour la justice ».

Dans la prochaine vidéo, si la religion est source d’intolérance et de conflits, nous allons nous poser la question : que faire alors avec la religion ?

PARTIE 2

Dans cette deuxième vidéo sur le thème La religion est-elle source d’intolérance et de conflits ?, nous allons poser la question : « Mais que faire avec la religion ? ». Si la religion est bien souvent un combustible qui alimente le feu de la haine, que faire avec elle ?

Alors, d’abord, on serait tenté de glisser vers l’athéisme.

L’athéisme donc, là, cette position qui dit qu’ « il n’y a pas de Dieu » ; donc, pas de religion. Mais le problème, c’est que l’athéisme ne résout pas les conflits. Nous pouvons voir dans les sociétés communistes, soit soviétique, soit cambodgienne, soit chinoise qui étaient basées sur des idéologies athées, que cela n’a pas empêché les nombreuses intolérances, les nombreux conflits et les nombreuses violences envers leur propre peuple.

Alors, on pourrait glisser aussi vers l’agnosticisme.

L’agnosticisme existe en deux positions. Dans sa position forte, il dit qu’« il est impossible de savoir si Dieu existe ». Mais si Dieu existe, comment peut-on être sûr qu’Il ne veut pas se révéler ? Cela dépasse un petit peu notre compréhension. Dans sa version la plus faible, l’agnostique va dire : « Je ne me prononce pas ». Mais l’existence de Dieu est la question la plus fondamentale de la vie. Si Dieu existe, alors il y a un sens, alors il y a une vie après la mort. Ça vaut le coup de faire des recherches et de conclure de manière assez convaincante à cette question. Je ne dis pas que la réponse est facile à trouver, mais je dis simplement que rester dans un flou, ne pas se prononcer, c’est finalement ne pas se prononcer sur la question la plus fondamentale de toute l’existence humaine.

Alors on pourrait aussi glisser vers le relativisme en disant : « Ben, toutes les religions ont la vérité ». Mais si toutes les religions ont la vérité, est-ce que lorsque la mort vient : l’un ressuscite, l’autre se réincarne, l’autre disparaît et l’autre arrive dans un lieu de compensation de toutes ces frustrations terrestres ? Cela n’est pas cohérent.

Au final, comme le souligne le journaliste britannique John Gray : « Le problème vient du cœur de l’homme ». Il dit ceci : « La faute n’est pas à la religion, pas plus que la science n’est coupable de la prolifération des armes de destruction massive ou la médecine et la psychologie du perfectionnement des techniques de torture. La faute est dans l’intraitable animal humain ». Le cœur de l’homme, en effet, est dur. Le cœur de l’homme est rempli d’intolérance, il est prêt à faire de nombreux conflits. Et pour cela, Jésus est une très bonne solution, Il est très fort pour rendre le cœur tendre, Il est très fort pour donner de l’amour.

Je citerais juste un exemple : Louis Zamperini, Américain, fait prisonnier par les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a subi de nombreuses violences. Après la guerre, il se tourne vers Jésus-Christ et il décide même de retourner au Japon pour dire à ses tortionnaires qu’il les pardonnait.

Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de
Sur le même thème

Qui est Dieu ? Une énergie, une force ou une personne ?

Notre façon de concevoir Dieu influence notre approche de la spiritualité. Si nous concevons Dieu comme une énergie ou une force, nous ne rechercherons pas une relation personnelle avec lui, puisqu’il n’est pas une personne. Nous aurons plutôt un rapport de manipulation magique, visant à cultiver cette énergie pour accroître notre bien-être. Mais dans le même […]

Quelle est la vraie religion ?

Quelle est la bonne religion ? Voici une question très difficile. En tant que chrétien, je vais essayer de montrer quelles sont les raisons qui me poussent à considérer que le christianisme est la vraie religion. Mais je vous invite tout de suite à demander aux gens autour de vous qui sont chrétiens quelles sont […]

Quelles différences y-a-t-il entre la Bible et le Coran ?

La Bible se termine au livre de l’Apocalypse, par un verset sans équivoque, qui exclut tout ajout au texte biblique, et donc ferme la suite de 66 livres, qui compose la Bible. Le Coran est arrivé 600 ans plus tard. Le Coran par conséquent n’a rien à voir avec la Bible. Il dit certes des […]

Parcours phare

Y a-t-il des preuves de l’existence d’un dieu ?

Au travers de ce parcours email, Alexis souhaite vous apporter une réflexion logique et rationnelle.

Par Alexis Masson : conférencier en philosophie de la religion.

Ce projet est né du désir de répondre, efficacement et à titre gracieux, aux difficultés morales et spirituelles des internautes d’aujourd’hui.

Ce site est géré par l’association Top Mission, reconnue d’intérêt général. Pour répondre au mieux aux questions autour de l’existence d’un dieu, nous avons constitué une équipe composée de conférenciers en philosophie de la religion et d’experts de spiritualité.