Jésus, un homme ordinaire ou plus ?

Jésus était-il seulement un grand enseignant, un maître de moral ou plus ? Ce que Jésus a prétendu être risque de fortement vous surprendre.


Jésus est la personne la plus fondamentale dans la foi chrétienne.

Pour les chrétiens, Jésus est Dieu le Fils, incarné en homme. Il est celui qui est venu apporter le salut par son sacrifice. Mais tout le monde ne partage pas cette perspective. Dans l’islam, Jésus n’est qu’un prophète, il n’est pas Dieu incarné. Pour certains humanistes, Jésus n’est qu’un maître de morale. Et certains athées vont jusqu’à penser qu’il ne serait qu’une légende, il n’aurait jamais existé.

Alors qui était vraiment Jésus ?

Jésus est une personne qui a vraiment existé. Il n’est pas une simple légende. Aujourd’hui, aucun historien sérieux ne remet en question son existence historique. Nous disposons de suffisamment de sources chrétiennes et non chrétiennes pour le penser.

En ce qui concerne les sources chrétiennes, nous avons notamment le Nouveau Testament.

Il a été rédigé durant la seconde moitié du 1er siècle. Il contient les textes de l’apôtre Paul dont les plus anciens ont été écrit dans les années 50. Or Jésus a été crucifié vers l’an 30. Cela signifie que la rédaction des premiers textes du Nouveau Testament était relativement proche des faits. Les protagonistes – les témoins, les partisans et les adversaires de Jésus – étaient encore vivants pour confirmer ou infirmer son contenu. De plus, le Nouveau Testament rend témoignage de l’existence d’une communauté chrétienne, constituée autour des apôtres, qui sont les témoins de la mort du Christ et qui ont proclamé la mort et la résurrection du Christ dès les années 30. Autrement dit, nous savons historiquement que des témoins ont commencé à transmettre l’enseignement de Jésus dès après sa mort et sa résurrection. Le témoignage touche les événements historiques.

Nous disposons également de sources non chrétiennes.

L’historien romain Tacite (58-120) affirme que Jésus « fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate » (Annales XV, 44). Il ajoute qu’une communauté chrétienne s’est constituée après cet événement. Cette communauté a connu une importante croissance, de telle sorte qu’elle était présente à Rome lors du Grand Incendie de 64. Du côté des Juifs, Rabbi Yehouda Hanassi (135-217) a mis par écrit les traditions orales juives dans la Mishna. Il déclare : « la tradition rapporte que la veille de Pâques, on a pendu Jésus » (Sanhedrin, 43a). La tradition juive accuse également Jésus d’avoir été magicien, ce qui nous permet de savoir indirectement, depuis la bouche de ses adversaires, qu’il a bien accompli des actes extraordinaires.

La thèse de la légende selon laquelle Jésus n’aurait pas existé n’est donc pas crédible.

En général, les légendes sont reculées dans le temps, afin de rendre les faits invérifiables. Mais ici, les témoins étaient encore vivants. En fait, c’est la thèse de la légende qui est elle-même tardive, puisqu’elle date du XVIIIe siècle. Dans l’Antiquité, aucun adversaire du christianisme ne l’a utilisée comme objection. Il n’existe aucune source pour confirmer cette thèse. En fait, la thèse de la légende repose sur un vice méthodologique que l’on appelle « hypercritique ». Elle déséquilibre l’évaluation entre les indices favorables et défavorables. Whately a démontré qu’avec un tel procédé on pouvait réfuter l’existence de Napoléon. La méthode hypercritique rend impossible le travail d’historien.

Nous avons donc suffisamment d’indications historiques pour conclure à son existence. Mais il reste à savoir qui il a prétendu être. Si Jésus est reconnu pour sa sagesse, il a prétendu être bien plus que cela. Il a prétendu être Dieu.

Jésus a affirmé qu’il existait déjà divinement avant son incarnation humaine. Il a déclaré :

« Avant qu’Abraham fût, JE SUIS » (Jean 8.58).

Ce n’est pas une faute de temps, Jésus utilise volontairement le présent de l’indicatif car il fait référence au nom par lequel Dieu s’est lui-même révélé à Moïse : JE SUIS (Exode 3.14). Les Juifs ont immédiatement compris et ont cherché à le lapider. Dans un autre passage, alors que Jésus pardonne les péchés d’un paralytique, les Juifs se disent :

« Qui est celui qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ? » (Luc 5.20-21).

Effectivement, seul Dieu peut pardonner les péchés parce qu’il en est la victime. Jésus leur répond en guérissant miraculeusement le paralytique, preuve empirique qu’il est bien Dieu, capable de pardonner et de guérir. De nombreux autres passages confirment la prétention divine de Jésus. Il s’est attribué le titre de Seigneur (Jean 13.13), il s’attribue l’unité avec le Père (Jean 10.30), il s’attribue une autorité égale sinon supérieure à la Torah en affirmant :

« Il a été dit… Moi je vous dis… » (Matthieu 5).

Plusieurs fois, il est l’objet de prosternations et d’adorations, dues à Dieu seul, mais il ne les réprimande jamais.

Alors qui était vraiment Jésus ? C. S. Lewis a résolu cette question en proposant un choix entre les trois possibilités suivantes :

Sachant que Jésus a prétendu être Dieu, d’un tel homme on pense soit qu’il est fou – c’est ainsi que sont généralement considérés ceux qui déclarent être Dieu –, soit qu’il est diabolique – car s’il ment sciemment pour égarer les hommes dans de vaines illusions, voire pour qu’ils perdent leur salut, il faut être diabolique –, ou bien qu’il est effectivement Dieu – c’est-à-dire qu’il disait vrai. Or Jésus n’était pas fou : il était sage, ses paroles étaient sensées, et il accomplissait des miracles, ce qui signifie qu’il y avait un lien entre ses prétentions et la réalité, il est même ressuscité comme il l’avait prédit. Jésus n’était pas non plus diabolique : il a enseigné l’amour, il guérissait les malades, il a même été annoncé par les prophètes venus de Dieu qui le précédaient. Jésus est donc bien Dieu lui-même.

Jésus est loin d’être un homme ordinaire.

C’est un homme extraordinaire, car nous avons toutes les raisons de penser qu’il est Dieu incarné. Or si Dieu s’est incarné, ses paroles doivent être décisives pour notre vie. L’enseignement de Jésus doit être d’une importance fondamentale pour nous. Et c’est bien ce qu’il a prétendu, il est venu nous parler du salut.

Alexis Masson

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