De quoi faut-il être libre ? L’être humain, Dieu et la liberté

— Youtubeur & expert en spiritualité

Salut, c’est One Schott et aujourd’hui, on va parler de la liberté avec une vision religieuse et spiritualité.

Non, mais attends ! La religion, c’est tout sauf être libre : faire des prières, des devoirs et des trucs à faire. Bien, tout dépend en fait de ce qu’on entend par liberté. Alors, il y a plein de manières de voir la liberté. Mais ce qui est important pour nous, c’est de savoir de quoi avons-nous vraiment besoin d’être libres. On est d’accord qu’on aspire tous à la liberté. Certains ont payé de leur vie pour l’avoir. Mais aujourd’hui, c’est encore toujours un truc présent en nous. On veut pouvoir décider de notre avenir, on veut pouvoir bouger, voyager, pas faire le même travail toute notre vie, on veut des abonnements sans engagement, on veut être qui on veut, quand on veut, où on veut.

Mais, quand même, il faut qu’on se demande un truc : peut-on être libre de tout et est-ce que c’est vraiment bon pour nous ?

On donne souvent cette définition : « La liberté, c’est la capacité à agir sans contrainte ». C’est sympa comme ça, mais dans la vraie vie, il faut un tout petit peu nuancer. Déjà, l’être humain lui-même a des contraintes : il a besoin de dormir, « relationner », manger, travailler. L’être humain n’est pas libre de tout, il n’est pas autosuffisant, il est par nature limité. Et s’il vit en société, il y a encore d’autres contraintes. Si on veut vivre ensemble, par exemple, il nous faut les droits de l’homme. Ceux qui veulent faire n’importe quoi risquent de se trouver tôt ou tard seuls ou en prison. Dans une société, comme dans une famille, comme dans un couple, l’être humain est relié l’un à l’autre et sa liberté est limitée par celle des autres.

En fait, si on regarde bien, certaines contraintes peuvent même nous aider à être plus libres. Par exemple, moi, j’ai tendance à trop squatter mon téléphone. Du coup, je désinstalle des applis, je bloque des notifications, je mets des contraintes pour être plus libre. Donc, au fond, la liberté qu’on recherche n’est pas l’absence de contraintes, mais la présence de bonnes contraintes qui nous permettent de faire ce qu’on veut et uniquement ce qu’on veut.

Mais en réalité, ce qu’on veut est lié à ce qu’on est : à nos besoins, à notre identité et à notre nature. On est libre lorsqu’on est dans l’environnement qui correspond à notre nature, à un environnement qui donne ce qu’on veut et ce qu’on a besoin. Finalement, on est un peu comme les poissons. Pour qu’ils vivent, les poissons, ils doivent être dans un environnement qui est conforme à leur nature. Leur contrainte, c’est l’eau. Ils ne sont pas esclaves de l’eau, ils sont libres dans l’eau. Mais si on met un poisson sur terre, il étouffe, il n’est pas libre. Si on le remet dans l’eau, il retrouve sa liberté parce qu’il a été fait pour l’eau.

Le truc un peu fou, c’est que nous, êtres humains, on a du mal à trouver l’environnement qui correspond à notre nature. Si on regarde bien, on a deux gros problèmes :

– Le premier, c’est qu’on s’aperçoit qu’on n’arrive pas vraiment à faire ce qu’on veut. On veut la paix dans le monde, on veut la paix dans notre pays et on se rend compte qu’on n’arrive même pas à vivre cette paix avec les gens qu’on aime, dans nos familles, avec nos amis. C’est quand même un truc de fou ! On a comme une lutte en nous qui nous empêche de faire le bien qu’on veut.

– Et le deuxième problème, c’est qu’on fait des choses qu’on ne veut pas. On ne veut pas penser qu’à soi, on ne veut pas être égoïste, mais au fond, ce n’est pas possible. Il suffit de voir, par exemple, comment on regarde un album photo : ce qu’on regarde en premier, c’est toujours nous-mêmes, on veut avoir la classe et être bien présentable et on sait pertinemment que c’est cet ego qui fait des dégâts dans les relations. On rêve de liberté, mais personne n’arrive vraiment à faire correspondre notre volonté avec notre réalité.

Pourquoi on est comme ça ? Ce n’est pas un problème mineur. On est tous en lutte avec ça, c’est comme si on était ce poisson qui était hors de l’eau et qui n’arrive pas à retrouver la présence de bonnes contraintes et l’environnement qui est propre à sa nature.

Alors, beaucoup en restent là et se disent que la liberté, on ne pourra jamais vraiment l’atteindre. Mais d’autres cherchent à voir si on peut trouver des solutions dans la spiritualité. Les religions donnent plein de solutions différentes pour atteindre cette liberté.

Dans le bouddhisme, la liberté est accessible dans ce monde mais surtout dans le nirvana. Et pour y accéder, il faut supprimer le désir.

Dans l’islam, la liberté n’est pas dans cette vie mais dans une autre vie après la mort. Et pour y accéder, il faut faire des prières et les bonnes œuvres d’Allah.

Le christianisme, lui, donne une réponse encore différente. C’est une réponse qui, pour ma part, m’a convaincu et j’aimerais vous expliquer pourquoi. Dans le christianisme, la liberté serait possible déjà dans cette vie et elle se trouverait dans le cadre d’une relation d’amour avec Dieu. Et ça veut dire que l’être humain doit avoir le choix de vivre cette relation ou pas. La Bible nous dit que lorsque l’être humain a voulu quitter le cadre de Dieu, la relation avec Lui a été brisée, le monde s’est brisé et l’identité de l’être humain a été brisée. Si bien que l’être humain a attrapé comme un virus dans le cœur, un virus qui l’amène naturellement à faire les mauvais choix et à être rebelle à faire le bien.

La Bible appel ce virus « le péché ». Et c’est ce péché qui devrait nous pousser à aller vers Dieu pour demander son aide. On pense souvent à tort que le christianisme dit que : « pour être libre il faut faire des bonnes actions », mais c’est faux. Avant de dire d’aimer son prochain, Jésus avait dit juste avant qu’ « il fallait naître de nouveau ». Notre identité est brisée, il faut avoir une nouvelle vie, une nouvelle identité et cette identité, c’est celle de fils et fille de Dieu. En fait, on pourrait dire que la solution du christianisme, c’est de vivre une adoption. OK, mais alors, comment on fait, du coup ? Eh bien, de la même manière que ce n’est pas possible à un enfant de décider d’être adopté par un parent, c’est le parent qui choisit d’adopter l’enfant. Pour nous croyants, c’est pareil. On ne peut rien faire pour être adopté par Dieu, c’est Dieu et seulement Lui qui le fait.

Et c’est encore une grande particularité du christianisme. Beaucoup de religions, finalement, présentent des solutions où c’est l’homme qui doit faire quelque chose pour être libre. Ici, c’est Dieu et seulement Dieu qui fait, et Il le fit au travers de Jésus.

La Bible dit que Jésus, c’est Dieu qui s’incarne en homme pour faire, en quelque sorte, un échange de vie, une sorte de transfert. Un transfert ?

Vous n’êtes peut-être pas croyant, mais imaginez juste, c’est un truc assez dingue : Dieu, qui est libre à la base, qui est le seul à pouvoir faire ce qu’Il veut quand Il veut où Il veut, Lui, il y a plus de 2000 ans, Il choisit de quitter sa liberté et de s’incarner dans un homme qui est limité qu’on appelle Jésus. Mais chose encore plus dingue, c’est qu’Il choisit de prendre toutes les conséquences de notre esclavage du mal. Toutes : la peur, la culpabilité, la honte. En fait, Il devient Lui-même esclave et en paye le prix. Il est rejeté, humilié, frappé et Il meurt.

Pourquoi Il fait ça ? En fait, parce que c’est les conséquences de notre péché, de notre rébellion à Dieu. On voit dans la Bible que Dieu aime Sa création, Il est passionné par elle, même si elle, elle Le rejette. Lui, Il veut la sauver. En fait, Il donne Sa liberté et prend sur Lui notre esclavage. Il paye le prix de notre adoption et Il propose à ceux qui croient en Lui de recevoir Son pardon, Sa vie et donc Sa liberté. Trois jours après, la Bible dit que Jésus ressuscite et qu’Il prouve ainsi qu’Il est plus fort que les conséquences du mal, plus fort que la mort.

Lui seul peut nous aider à résister au mal et à ses conséquences. Et ceux qui mettent leur confiance en Jésus, Ils sont adoptés et bénéficient de Son aide. Alors aujourd’hui, il y a encore beaucoup de gens qui font l’expérience de cette relation. Et cette adoption, elle ne se fait que par la foi, juste à mettre sa confiance en Jésus et croire profondément que Jésus nous a donné Sa liberté, qu’on Lui a donné notre vie et qu’Il nous a donné la Sienne.

Et ça, moi, j’ai expérimenté que ça libère de plein de dépendances. Dans le passé, j’étais esclave du regard des gens ; ma valeur était sur ce que je faisais, et ce que je faisais devait plaire aux gens. L’adoption par Dieu à travers Jésus-Christ m’a libéré parce que j’ai compris que j’avais de la valeur pour qui j’étais, mais pas pour ce que je faisais. Mon identité est devenue stable et son amour de Père bon et parfait m’a bouleversé, transformé et continue à me transformer encore. Et je goûte maintenant à cette liberté que je n’avais encore jamais vécue. Alors, le chrétien reste tenté par le mal, mais il est renouvelé et boosté par cette nouvelle identité. Dieu l’aide à suivre Ses commandements et Il sait que Ses commandements sont bons.

Et si les conséquences du mal comme la mort ont encore un pouvoir sur cette vie, le chrétien a l’assurance qu’après la mort, il vivra totalement libre auprès de Dieu. Comme, un peu, un poisson dans l’eau.

Voilà qui donne matière à réflexion.

Et vous ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

D’où vient cette nature qui résiste à faire le bien ?

Quelles solutions vous avez trouvé ?

Je serais curieux sur ce que vous en pensez et j’essaierai de répondre comme je peux.

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